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Pourquoi tu dois arrêter de brader tes services




Entre syndrome de l’imposteur et peur de ne pas trouver de missions, tropd’assistantes virtuelles proposent des tarifsau ras des pâquerettes. Pourtant,tirer les prix vers le bas ne va pas t’amener plus de clients... ou pas ceux avec lesquels tu as envie de travailler! Se faire payer à sa juste valeur est indispensablepour vivre de son activité. Et rassure-toi: de nombreuxentrepreneurs sont prêts à s’offrirtes services, même à des prix que tu n’oses peut-être pas facturer. Avec Camille Fabier et Marion Cluptil, deux entrepreneures pour qui le feeling prime sur le tarif horaire, on te donne 5 bonnes raisons d’arrêter de te faire payer des clopinettes.



Au programme


1. Se faire payer à sa juste valeur pour rassurer ses clients


2. S’assurer des collaborations de qualité via son tarif


3. Valoriser son travail en se faisant payer à sa juste valeur


4. Affirmer sa posture d’entrepreneure grâce à des tarifs à la hauteur


5. Fixer des tarifs rentables pour éduquer les clients


Les 5 raisons de se faire payer à sa juste valeur, en bref



1. Se faire payer à sa juste valeur pour rassurer ses clients


Quand tu cherches un produit ou un service de qualité, je suis sûre que tu ne regardes pas à la dépense. Les prix discount te rendent peut-être même un peu méfiante… Il n’y a rien de rationnel là-dedans. C’est uniquement psychologique. Notre cerveau a tendance à associer qualité avec tarif plus élevé.


Et devine quoi : c’est la même chose pour tes tarifs !


Certaines assistantes virtuelles pensent qu’elles attireront plus de clients en facturant peu cher. Mais cela est souvent contreproductif. « Recevoir un devis à 20 € de l’heure me ferait beaucoup plus peur qu’à 40, 50 voire 100 euros, assure Camille Fabier, coach de vie, qui va bientôt faire appel à une assistante virtuelle. À ce tarif-là, je me dirais qu’elle est en stage, qu’elle n’est pas sûre de ce qu’elle vend, qu’elle n’a pas confiance en elle ou qu’elle n’est pas prête. »


Même ressenti pour Marion Cluptil, créatrice du collectif Magnetic Story, qui délègue depuis un an. « Un tarif aussi bas, ça ne m’inspirerait pas confiance, avoue-t-elle. J’aurais peur que l’assistante virtuelle ne s’investisse pas dans ses missions. Car l’implication, ça passe aussi par un travail correctement rémunéré. »


S’il te fallait une seule bonne raison de ne pas brader tes services, tu l’as ! Les tarifs low cost n’attirent pas les (bons) clients. En revanche, une prestataire qui se fait payer à sa juste valeur les rassure.



2. S’assurer des collaborations de qualité via son tarif


Le danger avec des prix bas est d’attirer les mauvais clients. « Ceux qui ne paient pas cher, ce sont les plus chiants, assure Marion, qui a pu s’en rendre compte lorsqu’elle était freelance en rédaction web. Est-ce que ça vaut la peine d’être payée une misère par un client ultra exigeant, qui va abuser, râler et pinailler ? Chacune fait comme elle veut, bien sûr. Mais à mon avis, c’est se tirer une balle dans le pied. Et pas seulement financièrement ! »


Les bons clients ne cherchent pas un tarif, mais un coup de cœur professionnel avec leur assistante. « Avec tous mes prestataires, je fonctionne au feeling, confirme Marion. Le budget n’est pas source de décision. Je préfère attendre de disposer de l’argent pour travailler avec la personne que je veux vraiment. Je collabore quasiment au quotidien avec mon assistante. J’ai besoin que la relation soit très fluide. »


Camille est exactement sur la même longueur d’onde. « Jamais je ne vais me forcer à travailler avec quelqu’un uniquement pour une question de prix ! Il faut que ce soit quelqu’un qui compte pour moi, qui me comprenne et qui partage mes valeurs. Sans ça, j’ai du mal à imaginer que le boulot soit à la hauteur de ce que j’attends. »


Bien plus que le montant de ta facture, c’est ta personnalité qui compte. Les entrepreneurs ont besoin de vraies actrices qui s’investissent dans leur entreprise pour les aider à la faire grandir.



3. Valoriser son travail en se faisant payer à sa juste valeur


Sous-facturer tes prestations revient aussi à minimiser la plus-value que tu apportes à tes clients. « Des tarifs aussi bas, ce n’est pas bien pour l’assistante virtuelle qui les pratique. Et ce n’est pas bien non plus pour toutes les autres. Ça dévalorise leur travail. »


Bien sûr, il y aura toujours des prospects pour qui ce sera trop cher « parce qu’ils ne comprennent pas ce que ça peut leur apporter et à quel point ça va être positif pour eux ». Mais ce n’est pas le cas de ton client idéal qui voit en toi une véritable collaboratrice.


« Je ne cherche pas un petit robot qui fait des tâches, insiste Marion. Je veux une personne qui insuffle sa personnalité et donne un vrai coup de frais à mon entreprise. Je ne serais donc pas à l’aise de confier des tâches à une assistante qui n’a pas conscience de ce qu’elle m’apporte. Son tarif doit refléter sa valeur. »




4. Affirmer sa posture d’entrepreneure grâce à des tarifs à la hauteur


Je ne le répèterai jamais assez : une assistante virtuelle est une entrepreneure à part entière. Elle ne travaille pas pour ses clients, mais avec eux. Or, pratiquer des tarifs trop bas envoie un très mauvais message. Tu te mets toi-même en position de subordination et tu n’assumes pas ta posture de cheffe d’entreprise.


Sans compter que tu n’es pas rentable. « À 20 euros de l’heure, je me dis qu’une assistante virtuelle ne va pas aller loin et qu’elle ne vivra pas longtemps de son activité », déplore Marion.


Car les clients auxquels tu t’adresses connaissent les réalités entrepreneuriales. « Établir nos tarifs, on est tous passé par là, rappelle Camille. Quand une prestataire facture aussi peu, on sait pertinemment qu’elle ne connaît pas la valeur de son temps de travail. Car pour vivre de son activité dans ces conditions, il faut en faire des heures ! Tout en renonçant à sa vie privée… »


En tant que coach des entrepreneurs ambitieux et passionnés, Camille sait bien que les freelances qui affichent ce genre de tarifs ne cherchent pas à casser le marché. « Il y a un problème de mindset sur lequel il faut travailler. » Je t’y encourage fortement, car c’est alors beaucoup plus facile de se faire payer à sa juste valeur.



5. Fixer des tarifs rentables pour éduquer les clients


Tant que des assistantes virtuelles continueront de brader leurs services, des entrepreneurs continueront de rechigner à payer à sa juste valeur leur collaboratrice. C’est donc le rôle de chaque assistante de fixer des tarifs rentables pour normaliser la situation. Nous avons toutes un rôle d’éducation et d’explication à jouer vis-à-vis de nos prospects.


« Plus tu donnes du sens à ce que tu fais, plus tu expliques à ton client tout ce que tu lui apportes, mieux il va comprendre ta valeur, assure Camille. Chaque assistante sème de petites graines en échangeant avec des entrepreneurs. »


« Tu n’es pas qu’une petite main qui fait ce que tes clients ne veulent pas faire, insiste Marion. Tu fais partie intégrante de leur entreprise. Non seulement Lucie, mon assistante, me dégage du temps que je peux prendre pour me reposer, nourrir ma créativité ou travailler sur d’autres projets. Mais en plus, elle m’apporte une vraie valeur ajoutée et son œil d’expert. Comme elle travaille avec d’autres clients, dans d’autres domaines, elle connaît d’autres outils et d’autres façons de faire qui permettent de faire grandir mon business. Quiconque apporte ce genre de services à ses clients, mérite de se faire payer à sa juste valeur. »


Tu l’auras compris, ton tarif doit être adapté aux services que tu proposes. Tes compétences, ta polyvalence, ta proximité et ta disponibilité ont un coût que des clients sont prêts à s’offrir.



Les 5 raisons de se faire payer à sa juste valeur, en bref


La rémunération des assistantes virtuelles, c’est mon cheval de bataille ! Je ventile quand certaines m’avouent qu’elles facturent 20 euros de l’heure (voire moins !). Et ce n’est même pas par peur qu’elles cassent le marché. Je n’ai jamais eu de problème pour trouver des clients prêts à me payer ce que je leur demandais et les filles de ma formation, non plus.


Mais ça me fend le cœur de voir des professionnelles se brader et s’épuiser à la tâche. Je t’assure que se faire payer à sa juste valeur, c’est possible et c’est même souhaitable. Des tarifs rentables

  • rassurent tes clients sur la qualité de tes services ;

  • te permettent de créer une barrière à l’entrée pour éviter les prospects qui ne recherchent qu’un prix et attirer ceux qui souhaitent une véritable collaboratrice;

  • prouvent que tu es consciente de la valeur de ton offre ;

  • assoient ta posture de cheffe d’entreprise et te placent dans un rapport d’égal à égal avec tes clients ;

  • permettent d’éduquer les prospects qui ne connaissent pas le métier.


Si tes tarifs ne reflètent pas ta valeur et si tu n’arrives pas à vivre de ton activité, je t’invite à découvrir ma formation Target Price.

Et si tu veux en apprendre plus sur les thématiques en lien avec le métier d’assistante virtuelle, rejoins-nous chaque mercredi à 13 h en live sur le Café des AV.